Kerguelen

Un blog utilisant WordPress

19th mars 2008

Des nouvelles des manchots

On profite à fond des derniers beaux jours car l’hiver approche doucement et on note déjà que les journées sont plus courtes et le soleil plus rare.

Il faut bien y veiller lors de nos transits entre deux « cabanes » car forcément il est fortement déconseillé de marcher la nuit.

Après une première découverte fin décembre d’une des plus grandes manchotières abritant des manchots royaux, j’ai pu profiter de 3 jours pour retourner sur le site de Ratmanoff sur la péninsule Courbet et voir l’évolution des petits de l’année.

La plage de Ratmanoff sur la côte est de Kerguelen accueille en effet tous les ans, un fantastique rassemblement de manchots royaux (Aptenodytes patagonica), venus se regrouper par dizaines de milliers le temps de l’accouplement et de la ponte.

1-ratmanoff-338.jpg

Les couples se forment pour une année. Les plus précoces étaient déjà sur leurs œufs fin décembre, en général un seul œuf est pondu et sera l’objet de tous les soins pendant de nombreuses semaines.

Lors de mon second passage dans cette colonie, la plupart des petits étaient désormais sortis de l’œuf. Les parents veillent alternativement sur leur progéniture, l’un partant refaire des réserves de nourriture en mer pendant que l’autre tient bien au chaud le petit entre ses pattes, formant un petit édredon de plumes sur ce dernier grâce à un repli de peau.

1-ratmanoff-107.jpg

Mais il faut grandir vite avant l’hiver et les petits sont voraces, ne laissant aucun répit aux parents qui se relaient pour le nourrir et le couver.

1-le-repas.jpg

A chaque retour de mer, le ventre plein, l’adulte doit retrouver son compagnon pour prendre sa place et lui permettre d’aller se nourrir à son tour.

Mais qu’est ce qui peut bien différencier un manchot de son voisin ?

Afin de se retrouver, les manchots utilisent un système de communication orale grâce au chant.

Et au milieu de la cacophonie ambiante de milliers de couples chantant, ces oiseaux à « l’ouie » ultra fine, parviennent à détecter des variations infimes de fréquences dans le chant de leur partenaire : une caractéristique unique et indispensable à chacun pour retrouver son partenaire quitté parfois plusieurs semaines plus tôt.

Sur la plage, la vigilance est indispensable également.

Les œufs sont des repas faciles pour les skuas qui n’hésitent pas à se poser dans la colonie entre les adultes, pourtant sur leur défensive, pour voler un repas.

Les dangers sont multiples pour le jeune car une fois éclos, les skuas et pétrels géants restent toujours aux aguets et n’auront aucune pitié pour prélever un petit qui s’écarterait un peu de ses parents.

Et parmi les milliers de poussins de l’année, seul un petit pourcentage parviendra à survivre jusqu’ à l’âge adulte.

Les adultes ayant perdu leur petit retentent parfois une ponte tardive, mais les conditions climatiques devenant plus difficiles avec l’avancée dans la saison, la probabilité de survie est encore plus faible pour le poussin.

A côté des poussins de l’année, la plupart des jeunes âgé d’un an poursuivent leur mue à cette saison, et perdent ainsi leur pyjama marron au profit d’une tenue plus étanche, gris dans le dos, blanc sur le ventre et d’un casque d’or, couleurs qu’ils adopteront pour la vie.

toutes-les-modes-ratmanoff.jpg

Cependant, toutes ces transformations ne sont pas toujours synchronisées et certains se retrouvent dans de drôle de ‘tenues’ pendant quelques semaines… mi petit –mi adulte, ils gardent la culotte courte, et le short à Kerguelen est alors remis à la mode le temps d’une saison.

1ratmanoff-en-short.jpg

Mais il est encore temps de profiter de la belle saison, finir de muer et se préparer à affronter l’hiver dans les terres australes…d’ici quelques semaines !

1-ratmanoff-203.jpg

posted in Non classé | 0 Comments

6th février 2008

Quelques nouvelles du terrain depuis Port aux français

Le mois de janvier a été bien chargé en manip terrain, puisque après le tour de la péninsule Courbet, nous sommes repartis 10 jours sur l’île Guillou.

L’île Guillou, au fond du golfe du Morbihan (et oui encore un nom bien breton) où nous irons régulièrement toute l’année pour faire des suivis de végétation.

Une belle manip avec un bémol, le chaland, unique moyen pour se déplacer depuis la base dans le golfe et entre les îles était encore en panne à la date de notre départ de base. Nous avons donc entrepris de rejoindre cette petite île… à pieds, puisque, une fois rendu au fond du golfe, l’île n’est séparée de la grande terre « que » par une petite passe d’une quinzaine de mètres.

Partis le lundi de PAF (Port aux français), nous avons fait une première étape dans une cabane à Molloy, puis une deuxième journée de marche pour rejoindre Saint Malo.

Le transit était bien agréable sous le soleil avec une étape pour observer les gorfous sauteurs qui nichent dans les rochers escarpés.

On reste cependant à distance pour éviter de les déranger car certains sont en pleine couvaison.

Une journée bloquée dans la cabane de St Malo à cause du temps pluvieux et du vent très fort, et hop nous étions repartis pour Guillou… enfin presque, car pour nos petites jambes, une journée de marche n’était pas suffisante pour atteindre l’île avant la tombée de la nuit.

Bloqués par 15 mètres d’eau de mer à traverser à la quasi nage avec les sacs à dos…on a pris la sage résolution d’attendre la marrée basse suivante pour passer, ce qui impliquait donc un bivouac.. à la fraîche, très fraîche même sous les étoiles et un peu sous la pluie aussi.

Notre petite aventure commençait bien ce n’est pas anodin de dormir à la belle à Ker !

Une nuit courte et très fraîche en boule dans notre duvet sous un rocher et hop en route pour Notre petite île.

Enfin arrivés après 4 jours de transit, quel plaisir de découvrir l’île avec sa petite cabane colorée et chauffée !

cabane-de-guillou_1.JPG

Mais on n’était pas venus là pour les vacances, alors dès l’après-midi, nous sommes partis faire nos observations sur la phénologie (les stades de développement des plantes) de l’acaena et du pissenlit envahissant !

Les jours suivants ont été consacrés aux manips choux ! Choux de Kerguelen bien sûr (Pringlea antiscorbutica), dont les pieds sont marqués dans des stations délimitées sur l’île et dont la croissance est scrupuleusement suivie depuis de nombreuses années. La manip consiste d’une part à retrouver le dit choux marqué (il y en a 2000 à suivre environ) selon une logique proche de celle de la bataille navale dans des quadrillages sophistiqués, puis nous mesurons le diamètre, le nombre de hampes florales et nous évaluons la vigueur du choux.

Sur cette même île, des transects de végétation sont également mis en place. De manière pratique, deux ringots (piquets plastiques) espacés de 20 mètres permettent de repérer les deux extrémités de notre transect sur lequel nous observons et notons tous les 10 cm, les différentes espèces végétales qui poussent et les strates de recouvrement.

Munies d’un genre d’aiguille à tricoter sur laquelle des repères de couleurs de 10 cm en 10 sur la hauteur nous permettent de repérer les strates de végétation une fois piquée dans la masse verte. Armé de beaucoup de patience également, l’un des manipeurs se déplace donc le long du transect décrivant la végétation de chaque strate, pendant que le second manipeur coche sur une fiche de terrain les espèces observées en contact avec l’aiguille à un point précis….

Des petites croix, des petites croix, toujours des petites croix !!!

Nous étions accompagnées parfois de Skuas bien curieux qui tentaient de nous faucher notre décamètre.

skua.jpg

La petite semaine à Guillou est donc passée rapidement tant nous étions occupés!

Mais l’idée de revenir par le même chemin qu’à l’aller nous faisait un peu peur ; surtout que la marée basse pour quitter l’île était à 2h du matin, il aurait fallu marcher de nuit avec les sacs… et dans le vent puisque des vents de 40 nœuds étaient annoncés…

Gros coup de chance un bateau de la marine nationale était justement en escale à PAF, et c’est en hélico militaire que nous sommes rentrés sur base. 15 minutes de vol au lieu de 4 jours de marche…Apparemment, ça non plus ce n’est pas courant !

Puis l’OP est arrivée…l’OP ?? ou opération portuaire, qui se traduit par la venue du Marion Dufresne ( le bateau océanographique et ravitailleur), mais aussi par le départ de tous les anciens VCAT, ceux de la 57 ème mission.

Un moment très émouvant pour beaucoup, qui après avoir passés plus d’un an à Kerguelen, quittent l’île en sachant qu’il ne sera pas évident d’y remettre les pieds.

Après les au revoirs depuis le chaland qui, (réparé juste avant l’OP), accompagnait les partants jusqu’au Marion, il était déjà tant pour nous de penser à faire nos sacs pour les prochaines manips sur les différentes îles du Golfe, et rattraper au mieux le temps perdu faute de chaland.

Nous sommes repartie en binôme cette fois, les deux « Ecobiotes » de la 58, avec une première escale de 2 jours sur l’île Cimetière puis directement sur l’île Mayes et enfin sur l’île Cochons.

A chaque fois, des manips transects on été faites pour suivre la végétation et particulièrement voir l’évolution des populations végétales sur des îles plus ou moins perturbées au cours du siècle passé par des introductions de lapins ou de chats ou encore de souris.

L’île Mayes, ou petit paradis représente une île témoin exempte de lapins. On y trouve des espèces endémiques des îles australes telles que de gros ‘coussins d’azorelle’ et des choux de Kerguelen, ainsi que des graminées.

mayes_1.jpg

 

australia-coussins-d-azorel.jpg

Australia “coussins d’azorelle”

Cette île pleine de diversité accueille aussi de très nombreux oiseaux tels que de magnifiques albatros fuligineux, qui font le paradis des ornithos et des rares visiteurs !

En revanche, l’île cimetière est envahie de lapins, qui ont donc un très fort impact sur la végétation et la diversité des espèces est réduite au minimum : de l’acaena et des champs de cailloux.

ile-cimeti-re-diversit.jpg

Une part importante de nos manips à cette saison est donc en lien avec la problématique des espèces envahissantes.

Certaines îles ont fait l’objet d’éradications ciblées (lapins ou chats) qui permettent de suivre la restauration végétale de milieux après une perturbation importante tout en comparant avec des îles témoins.

Ces manips, réalisées depuis de nombreuses années sur ces sites permettent d’approfondir les connaissances sur les mécanismes de recolonisation des milieux.

Quelques photos pour illustrer !

VCAT de la 58 ème mission

vat-de-la-58eme-op1.jpg

Manchots royaux

manchots-royaux-pr-s-d.jpg

posted in Non classé | 2 Comments

4th janvier 2008

BONNE ANNEE 2008 !

Ca y est on a fêté ça nous aussi bien entouré… par quelques dizaines de milliers de manchots royaux, à Ratmanoff, une des plus grandes colonies au monde sur la péninsule de Courbet à Kerguelen.

 

manchots-royals.jpg

Et oui il s’en est passé déjà des aventures depuis mon premier message à bord du Marion Dufresne.

vue-de-crozet.jpg

Nous sommes arrivés le 12 décembre au soir sur la base de Port aux français. Et la, à peine débarquée, juste le temps de croiser les deux prédécesseurs pour notre programme écobio, je suis repartie directement le lendemain dés 5h du matin pour une manip à Port couvreux, au nord de la base.

port-couvreux.jpg

Nous avons profité d’un trajet magique en hélicoptère d’une vingtaine de minutes avant d’être déposés (nous étions 3 pour ce programme) dans une prairie à côté d’une des premières habitations de l’île.

helicoptere.jpg

Ce site servait au début du siècle à l’exploitation des éléphants de mer pour produire de l’huile afin d ‘alimenter les éclairages publics de métropole.

De notre côté, on a recherché et récolté des petits coléoptères introduits par mégarde dans le fourrage importé pour l’élevage des moutons au début du siècle à Kerguelen.

Ce petit coléo, Ooptérus soledadinus, s’est particulièrement bien adapté à la situation au cours des décennies au point de perturber le milieu et les équilibres originels, et causer la disparition d’autres espèces d’insectes avec qui il entre en compétition. Lisa et David que j’accompagnais sur le terrain s’intéressent à l’impact d’Ooptérus et à sa dissémination sur l’île.

On a donc crapahuté autour du site principal pendant 2 jours, puis nous sommes revenus sur base à pieds (bien échauffés par les 80 km de marche au total).

Les paysages sont grandioses, nous avons rencontrés nos premiers manchots et chaque déplacement ici se fait un peu sous le signe de l’aventure : des rivières à traverser, des rencontres avec des éléphants de mer, des coups de soleil et quelques heures plus tard des averses de grésilles et la tempête…

Une terre pleine de contrastes !!

Dés le retour, premier contact avec la vie sur base, et début de passation de consignes avec Jean Phi, VAT écobio qui nous laissera sa place dés la fin janvier. Mais les conseils à donner ne manquent pas de sa part. Il faut préciser les protocoles des manips des prochains mois, reconnaître les sites, et noter précieusement tous les précieux conseils de vie sur base et surtout de débrouille en cabane.

Et pour cela, faute de pouvoir nous rendre sur les îles du Golfe à défaut de chaland, nous sommes repartis très vite pour un grand tour de la péninsule Courbet à pieds bien entendu.

Comme on est encore à la phase échauffement des pieds et du dos pour le sac, nous avons mis 10 jours pour découvrir cette grande péninsule et parcourir 130 km de montagnes, plaines, souilles, plages et rencontrer de très nombreux occupants ! c’était un plaisir de prendre le temps d’observer toute la vie sauvage !

Magique, la découverte des manchots papous, plus petits que les royaux, ils vivent par petits groupes généralement, et peuvent être assez curieux. Les gorfous sauteurs vivent plus souvent dans les rochers alors que l’on rencontre les gorfous macaronis par milliers rassemblés sur des plages en grandes colonies bruyantes et agitées.

gorfou-sauteur.jpg

Bref, même au bout du monde, à 3 jours de marche de la base, nous ne nous sentions pas seuls, loin de la !!

Nous avons découvert aussi la vie en cabane qui rythmera très régulièrement notre emploi du temps à Kerguelen au cours de l’année.

cabane-de-cataracte.jpg

A peine de retour, on s’apprête déjà à repartir pour une quinzaine de jours pour faire des manips sur les plantes et les insectes dans différentes zones de l’île… tout un programme en perspective pour l’année qui se profile et qui à l’air bien bien chargée !!

bebes-otaries.jpg

posted in Non classé | Comments Off

12th décembre 2007

Arrivée en vue

Super, on est arrivé en vue des côtes de Kerguelen ce matin. En ce moment, le bâteau est à l’arrêt pour permettre à l’hélicoptère de déposer du matériel dans une baie. On devrait arriver à la base en fin d’après-midi et peut-être enchainer une manipulation de 6 jours dès demain!

On a pu observer le glacier depuis le fjord, c’est super beau.

posted in Non classé | Comments Off

11th décembre 2007

Bonjour tout le monde !

Un petit bonjour de très loin !

Nous sommes actuellement à 47 degrés Sud et 64 degrés est.

Toujours à bord du Marion Dufresne où nous avons embarqué lundi 3 décembre en milieu de journée au port de la Réunion alors que nous descendions directement de l’avion arrivé à Saint Denis à 9h du matin.

Tout le monde était bien content de retrouver les VCAT (volontaires civils à l aide techniques) des divers programmes croisés à Brest lors du séminaire de préparation à l’Institut Paul Emile Victor.

A bord du Marion, une dizaine de touristes ont pris place le temps d’une rotation australe, soit 3 semaines environ.

Du personnel technique et scientifique est embarqué également en nombre pour la campagne d’été dans les îles australes.

Nous avons profité de 2 très belles journées, le temps de se faire le pieds marin…, puis la mer s’est faite un peu plus grosse…

A bord les occupations sont variées, photos, repos car le ballottage fatigue aussi un peu et observation des oiseaux avec l’aide des ornithologues qui commencent déjà leur dénombrement depuis le pont du bateau.

Nous observons les premiers albatros, impressionnant de par leur envergure, ils suivent dans le sillage du bateau.

On profite du temps libre pour suivre des formations premiers secours avec le médecin à bord, cela pourrait nous être indispensable sur place, étant donné les moyens d’intervention très réduits sur les îles.

Nous avons fait escale à Crozet le 9 décembre. On découvre la silhouette de l’île depuis le hublot de notre cabine que je partage avec Quiterie ma binôme, pont C… tout en bas. C’est une bonne chose, car si la vue est limitée, le roulis se fait moins sentir en revanche que sur les ponts supérieurs.

Au cours de la matinée, certains VCAT et personnels ont débarqué pour découvrir le lieu de leur hivernage.

Nous n’avons pu débarquer et poser pieds à terre, mais avons pu approcher malgré tout la manchotière grâce à une petite vedette détachée du marion.

Le spectacle est magique. Des milliers de manchots royaux, nichant, chantant bruyamment, et de ci de la, quelques gros éléphants de mer, avachis dans la vase se grattant le dos avec la nageoire.

L’île est connue pour ses orques qui rodent régulièrement autour des manchotières.

Les équipes débarquées et les plus chanceux, auront pu apercevoir le ballet d’orques à quelques mètres du bord, du coté de la baie US sur Crozet.

On se console à bord, en profitant d’un bain de soleil inattendu dans cette région, il fait même apparemment bien meilleur qu’en métropole actuellement ! Des albatros fuligineux nous survolent, magnifiques oiseaux gris ornés d’un cercle blanc autour de l’œil. On ne peut pas les confondre.

Des damiers du Cap, volent au raz des vagues, des manchots nagent également par petits groupes dans les vagues, indifférents à la présence du bateau.

Après une nuit passée à l’ancre, et de multiples opérations d’héliportage pour décharger vivres et matériel sur la base d’Alfred Faure à Crozet, c’est au tour des hivernants de l’année écoulée, d’embarquer à bord du Marion, le cœur un peu serré pour certains à l’idée de quitter leur île où ils viennent de passer une année d’aventure.

Le Marion reprend sa route dans la soirée, 2 bonnes vagues à l’heure du repas font voler une partie de la vaisselle, et nous rappellent que nous faisons cap désormais sur Kerguelen dans les quarantièmes rugissants !

L’arrivée est prévue pour mercredi 12 décembre.

Déjà plein de questions se posent quant à l’organisation de la campagne d’été, car on apprend que le chaland, indispensable pour se rendre sur les îles du golfe du Morbihan à Kerguelen, (là où nous devrions réaliser la majorité de nos manips), est en panne.

Les prochaines semaines seront probablement rythmées par beaucoup d’improvisations… Mais il semble que ce soit le lot quotidien dans les contrées éloignées des terres australes !

posted in Non classé | Comments Off

  • Carnet de correspondance...

  • Hélène Demeringo vient d'embarquer pour une mission de 15 mois sur les îles Kerguelen. Depuis les terres australes, Hélène nous fait partager son expérience à travers ce blog qui lui est dédié.
  •  

  • mai 2008
    L Ma Me J V S D
    « mar    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Diaporama

  • Get the Flash Player to see the slideshow.