
Les îles, des dizaines de milliers de petits paradis ou enfers que bordent des cocoteraies ou des battures, que torturent les raz-de-marée ou que lèche l'eau translucide des lagons.
Protégées par la mer, gardiennes de trésors enfouis, les îles de légende ont bercé notre enfance. Escales pour nos rêves d'adultes, espoir des naufragés et des déracinés, sources d'inspiration pour les artistes et les écrivains, elles incarnent le lieu fabuleux des origines, le paradis perdu à retrouver. Parfois insaisissables (îles à éclipses ou fantômes), souvent imaginaires, elles ont prêté leur cadre à des aventures mythiques (Ulysse, Robinson Crusoé), engendré des sociétés originales et favorisé le développement d'étranges espèces endémiques.
Les atolls de rêve cachent pourtant une face plus sombre: terre d'asile, terres d'exil, les îles servirent aussi de lieux de relégation pour les lépreux et les proscrits, de repaires aux pirates ou de terrain d'expérimentation scientifique. Elles attisent toujours la douce folie des hommes qui rêvent de devenir roi.
(Texte tiré du livre "Iles funestres, iles bienheureuses" des éditions Chemins d'étoiles)
La définition de l'île comme une étendue de terre entourée d'eau conduit à rassembler dans la même catégorie des terres très dissemblables, de l'îlot au continent, dont le degré d'insularité est très variable. Ce degré d'insularité est difficile à définir et s'apprécie différemment selon qu'on s'intéresse à la géographie physique ou humaine, à l'économie et aux transports, ou à la biologie ou à l'écologie.
Sous l'angle de la géographie physique, un auteur, François Doumenge, a défini des critères mesurables pour apprécier le degré d'insularité :
Cet auteur définit aussi un « indice d'endémisme » qui est le rapport du nombre total de taxons (genres, espèces et sous-espèces) du peuplement insulaire par le nombre des taxons endémiques. Cet indice donne une idée de l'importance de l'endémisme végétal et animal, c'est-à-dire de l'isolement biologique, qui caractérise un île donnée.
L'indice d'isolement du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE, 1998), est plus complexe. Il consiste à additionner la racine carrée de la distance de l'île de taille équivalente ou supérieure la plus proche, la racine carrée de la distance de l'archipel le plus proche et la racine carrée de la distance du pays continental le plus proche. Cet indice est le plus élevé (149) pour l'île de Pâques. Il est de 102 pour Tahiti et de 23 pour la Corse.
Ces indices ne tiennent pas compte des activités humaines, de l'importance de la population et de l'accessibilité (par exemple présence d'un aéroport international).
(Source: Wikipédia)